Introduction : problématiques et pistes de réflexion.
- De quelle vérité la perception est-elle capable ? ou La perception est-elle capable de vérités ?
Les apparences sont-elles nécessairement trompeuses ?
(Faut-il se méfier des apparences ?)
I- La perception est-elle le reflet de la réalité ? La perception est-elle le miroir d’une réalité unique ?
A) Connaissances et habitudes pratiques : Bergson, Le rire
B) Connaissances et opinions : nous ne voyons que ce que nous savons. Platon, République L.VII. Le monde des effets et celui de la connaissance des causes
C) Connaissances et sens : Descartes, Méditations métaphysiques (méditations secondes) : expérience qutoidienne et vérité scientique. Exemple de la lumière expliquée par les sciences.
Transition : Existe t-il une réalité unique (un « réel en soi ») indépendant de la perception que l’on peut en avoir ? (Et si c’est la cas : La multiplicité des perceptions du réel nous empêche t-elle de nous entendre et de rechercher la vérité ?)
Texte du Baron Jacob Von Uexküll
Texte de Berkeley : « Etre c’est être perçu »
Reprise des concepts de RÉEL et de Vérité : critique de la distinction sujet/objet (subjectif/objectif). Une conception « constructiviste » de la réalité.
II- Qu’apprend-on du monde, des objets ou des êtres lorsqu’on les perçoit ? Y’a t-il une connaissance propre à l’expérience sensible ?
A) Essence et apparence : les « qualités premières » et les « qualités secondes ». Les qualités sensibles (ou esthétiques) ne sont-elles que des qualités secondes ?
- Texte de Merleau-Ponty, Le Causeries de 1948 (à écouter en audio) : La vie expliquée par la science et la vérité du vécu. L’art peut-il nous en apprendre sur la vérité du monde ? Que signifie penser en couleur, en gestes ? (Dis-moi ce que tu perçois…)
- Illustrations possibles : Murielle Barbery, L’élégance du hérisson. Abécédaire de Gilles Deleuze
B) Percevoir c’est habiter : donner du sens au sensible.
- Poésie (art ou artisanat) : « donner la parole aux choses muettes », ce qui parle et ce qui me parle
- La phénoménologie et « l’homme habite en poète »